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Sully Prudhomme · Modernismo

Invitation à la valse — Sonnet

francés

C'était une amitié simple et pourtant secrète:
J'avais sur sa parure un fraternel pouvoir,
Et quand au seuil d'un bal nous nous trouvions le soir,
J'aimais à l'arrêter devant moi toute prête.

Elle abattait sa jupe en renversant la tête,
Et consultait mes yeux comme un dernier miroir,
Puis elle me glissait un furtif: «Au revoir!»
Et belle, en souveraine, elle entrait dans la fête.

Je l'y suivais bientôt. Sur un signe connu,
Parmi les mendiants que sa malice affame,
Je m'avançais vers elle, et modeste, ingénu:

«Vous m'avez accordé cette valse, madame?»
J'avais l'air de prier n'importe quelle femme,
Elle me disait: «Oui» comme au premier venu.

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Expediente

Autor
Sully Prudhomme
Título
Invitation à la valse — Sonnet
Lengua
francés
Época
Modernismo
Libro o colección de origen
Les vaines tendresses
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-invitation-a-la-valse-sonnet--sully-prudhomme-5f3980
Cita recomendada
Sully Prudhomme, «Invitation à la valse — Sonnet», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-invitation-a-la-valse-sonnet--sully-prudhomme-5f3980.html

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