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Sully Prudhomme · Modernismo

Le Monument de Marceline Desbordes-Valmore — 14

francés

Au pied du vert laurier, la Muse, un jour, pleurait.

« Ah ! que ma gloire est loin de sa candide aurore,

» Quand sur le luth nouveau, le cœur novice encore

» Cherchait l’écho naïf de son tourment secret !

» Qui donc les lui rendra les accords sans apprêt,

» Les cris jumeaux des siens dans la fibre sonore ? »

— Comme un appel sacré, Marceline Valmore,

Tu la sentis dans l’ombre exhaler ce regret…

Tel un saule épuisé, relique d’un autre âge,

Que remue et soudain ranime un vent d’orage,

Le grand luth soupira, tout entier palpitant !

Ce long soupir, mouillé d’une larme qui tremble,

Ma sœur, c’était ton âme où l’âme humaine entend

Vers l’Infini gémir tous les amours ensemble !

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Dónde vive
La Biblioteca

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Expediente

Autor
Sully Prudhomme
Título
Le Monument de Marceline Desbordes-Valmore — 14
Lengua
francés
Época
Modernismo
Libro o colección de origen
Le Monument de Marceline Desbordes-Valmore
Sala
La Biblioteca
Identificador
ws-fr-le-monument-de-marceline-desbordes-valmore-14--sully-prudhomme-aea267
Cita recomendada
Sully Prudhomme, «Le Monument de Marceline Desbordes-Valmore — 14», Poetósfera, poetosfera.com/p/ws-fr-le-monument-de-marceline-desbordes-valmore-14--sully-prudhomme-aea267.html

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